# Posté le lundi 29 décembre 2008 04:24

Don't fuck with me

Instantané poétique mélangé
Disons que la prétention de la prose est surement grande mais je me lance, niais mauvais ou pas, ça peut pas être pire que ce qu'on peut lire souvent.

Poétiser un tout, poétiser tout?
Comment retranscrire en direct ses émotions?
Le direct, ce doux format auquel il faut s'astreindre, non ne reparlons plus de cet ancien monde
La beauté, le reflet des vagues
Cela est dur il est vrai.
Comment expliquer aux nouveaux arrivants pourquoi les choses sont comme elles sont?
Mieux vaut salir des mémoires, plutôt que de troubler le marais dans lequel nous naissons.
Ont décidé de faire en mon esprit une halte
Profânons
Mentons
Je me dédouble en un être idéal et celui que l'on s'impose
Bien qu'ici le ras de marée soit invisible
Une écriture dictée par ma raison, changeante du tout au tout
Déployant ses variations
Ce qui était vrai en l'esprit il y a quelques secondes n'est plus,
Mon entendement se rattache à la barque, seul solide qu'elle peut s'offrir
Dans cet aspect pourtant flétrit du bucolique
A quel bord finalement se rattacher?
Lit-on maintenant entre les lignes?
Quoi qu'il en soit cette barque que l'on se passe depuis des générations pourrait bien devenir un sarcophage de cet être alterné et aliéné.
Un calme plein peut néamoins se dessiner
Ce soleil brille-t-il pour deux? Non. On impose aux libres le choix.
Mais je préfère demeurer dans ma forteresse de fortune
A l'abris, au sein même de cet ennemi pourtant si serviable
Cette barque qui entraîne le flot des âges
Peut-être m'épanouirai-je ici comme la gangrène,
Forcée d'être plutôt que de ne paraître
Un désagréable châtiment infligé sur un corps sain,cette entité concrète et réaliste, tissée de viscaires et de préjugés.
C'est à toi et à toi seul qu'il appartient de décider
Je me mens pour que le courant passe, telle une pilule l'oesophage
Mais ici étant déja trop loin il faudra rectifier ce que j'ai dit :
Ici le soleil se dessine sur ce clavier , la chaleur de ce gilet que je ne peux enlever
Comme un désir inassouvi,
Je resterai à contempler ce soit-disant arbre aux feuilles tissées d'été
LEVE TOI !
Don't fuck with me

# Posté le jeudi 21 août 2008 08:48

And the beat goes on

And the beat goes on
Putain je n'écris foutrement rien, j'ai quelques maigres visites, j'ai l'impression de ne pas être venu ici depuis longtemps. Qui se cache derrière ces quelques infimes clicks journaliers? Mystère qui restera surement entier.

L'été est déja bientôt fini. Je n'ai pas vu passer le temps. Incroyable comme l'intensité de l'instant peut faire oublier qu'il est bref. Humeur mi figue mi raisin en somme, je crois c'est ce qui résume mon état d'esprit actuel. Une énigme inexplicable à laquelle je n'ai pas la réponse. Connait on mieux les gens que l'on se connaît? Peut-être vu que je ne trouve pas de réponse à mes propres questions. Je n'ai pas nécessairement la prétention de connaître autrui, mais c'est en les regardant que l'on peut voir qu'ils y vont tous de leur grain de sel, de leur omniprésence étouffante, leur main-mise sur des vies qui ne sont pas leurs.
Une vie est-elle astreinte à ne devenir qu'un bien de consommation comme les autres? Sur laquelle chacun est libre de pleurer, s'émouvoir, prendre le contrôle? Quelles nauséabondes pensées !

Quand bien même cet acte incontrolable est pavé (tout comme l'enfer) de bonnes intentions, est-ce utile? Devons nous être redevable des autres sacant très bien que nul n'est vraiment redevable pour autrui?
Ce monde ne sert qu'à manger l'âme des êtres, se la foutre sur la panse, en vouloir toujours plus, consommer l'inconsommable souffle de vie, ou même consommer les arts et les lettres comme de vulgaires supports à fantasmes.

Pleins d'idées me viennent pour écrire, mais pourquoi l'acte ne vient pas forcémment? Suis-je tellement encré dans ce système que je puisse penser que tout m'est dû, que tout vient sans effort? Ou est-ce un manque pur et simple de motivation?

Parenthèse close et je vais aller me taper un plat d'étoile, que je regarde comme l'a dit un certain Friedrich Nietzsche, non pas pour me pâmer devant un si beau décor absolument gratuit, sans préméditations, mais pour que le ciel soit heureux que je le regarde (ou du lourd narcissisme humain qui l'aura poussé à dire que l'homme n'a pas inventé le téléscope pour regarder les étoiles mais pour que les étoiles le regarde).
Raisonnement assez proche de mon incompréhension face à l'astrologie à laquelle Schopenhauer semble répondre avec brio, l'homme est assez bête pour croire que l'absolue grandeur, le quasi divin (dans un sens absolument pas religieux) puisse avoir une quelconque influence sur leur vie si infime et minable est bien la preuve d'une pensée volant en éclat.

# Posté le dimanche 17 août 2008 12:33

Souvenirs

No comment...
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le samedi 12 juillet 2008 09:53

toï

toï
Assez impressionnant de voir à quel point ce monde est fondamentalement laid, dans l'erreur.
Après une fois que c'est dit, attention on devient un obscur con contre le bonheur d'autrui. Mais voilà les gens sont assez bêtes pour penser que les bons moments qu'ils passent ont quelque chose à voir avec la beauté du monde. Ca pourrit encore un peu plus la qualité de ces moments là, encore plus beau s'ils naissent dans un milieu de merde. Les plus belles fleurs poussent sur le purain, notre alimentation sur de la merde.

Non mais c'est surtout ces derniers temps et le printemps arrivant que je peux que m'en vouloir de ne rien faire pour que les choses changent. Ne remarquez vous pas que tout est fait d'un gros tissu de paradoxes?
Politiquement déja, les gens les plus fervent à N.S se pâment en se disant : De Dieu ce mec il reste pas que derrière son bureau il fait du footing. Le footing, le sport, l'absolu de la vie de l'homme moyen? Oui il passe bien à l'image, monsieur fait du footing et se marie avec une pute mais après on en oublie son amateurisme dans le discours et le fait qu'on n'ait jamais été aussi mal gouverné.
L'homme de la rupture me fait chier, mieux vaut devenir apolitique plutôt que de se faire chier à se battre pour défendre un con qui pense avec sa queue.

Mais pour les paradoxes je trouve qu'il y a de plus en plus de malaises...le plus étrange est sans doute celui du matérialisme. Non pas celui qui confère une âme à l'objet, les conceptions nobles du matérialisme disparaissant. On ne peut pas vivre sans son maquillage, sans ses trucs, mais parallelement étrangement, on vit dans un culte du néant, du virtuel. Les conversations physiques s'amoindrissent au profit du virtuel, bientôt les livres se liront dans ses boitiers amazon de merde, ne donnant au livre que ce statut froid et absent. Et ça on s'en fout puisque la seule matière qui compte c'est celle qui ne sera pas éternelle, le derche, les masques.
Je préfère avoir l'air con et de voir en le papier une âme plutôt que de ne pas me voir que je n'en possède plus aucune.

# Posté le vendredi 09 mai 2008 08:58